Photo prise par Mélanie Patris, l’une des co-créatrices de cette newsletter

🎧 Mettons nos corps d’accord
En 2024, j’ai rejoint le collectif de Céline Boura : un espace rare de création sensible, profonde, collective.

Aujourd’hui, je vous partage l’une des co-créations issues de cette aventure humaine et artistique :
👉 un voyage digital consacré au corps, à sa mémoire, à sa sagesse oubliée.

Nous sommes 4 femmes aux parcours hybrides — artistes, thérapeutes, facilitatrices — réunies pour ouvrir un dialogue subtil et incarné autour de notre rapport au corps.

Dans ce voyage poétique et sensoriel, vous êtes invité·e à :

  • Habiter votre corps avec les sens
  • Réconcilier Ève et Lilith
  • Explorer l’union du féminin et du masculin
  • Accorder votre corps à sa propre musique intérieure.

🎧 À lire, à écouter, à ressentir…

Un grand merci à mes co-créatrices @Laurence Souron, @Marie-Hélène Sourd et @Mélanie Patris pour cette œuvre collective et vibrante.

Laurence Souron

Coach en créativité, facilitatrice de l’intelligence collective, art-thérapeute et artiste, elle accompagne les personnes et les équipes à exprimer leur potentiel de créativité spontanée, et à se régénérer, pour créer de nouveaux champs des possibles.

Dans son audio ci-dessous, elle vous invite à habiter votre corps avec vos sens, dans tous les sens …

Tableau “Les Déesses” réalisé par Laurence

Marie-Hélène Sourd

Elle accompagne depuis plus de 30 ans en individuel et en groupe des personnes en quête d’harmonie et d’alignement intérieur. Thérapeute psycho-énergétique, professeure de Tehimatisseuse de sens, sa pratique relie parole, soin, mouvement et langage symbolique pour ouvrir des espaces de transformation vivante.

À gauche : Ève par Kiki Smith, à droite : Lilith par John Collier

Une expérience marquante dans mon accompagnement des femmes fut l’animation du stage Eve et Lilith. Retrouvailles dans nos corps et nos inconscients de deux figures mythiques, deux pôles du féminin : la docile et la rebelle. À la fin du stage, toutes les participantes voulaient incarner Lilith ! Un besoin profond émergeait : celui de réintégrer une énergie oubliée, vive, indomptée.

 

Leurs corps n’étaient pas… d’accord !

 

Lilith, première femme selon certaines légendes juives, aurait quitté le jardin d’Éden parce qu’elle refusait de faire l’amour en étant « sous » Adam, revendiquant son égalité. Par insoumission, elle fut rejetée, diabolisée, reléguée aux ténèbres.

Eve, née d’une côte d’Adam selon la Genèse, incarna dès lors une féminité secondaire, dépendante, façonnée à partir d’un masculin premier. Une symbolique lourde qui imprègne nos corps et nos inconscients.

Ce récit nous habite encore. Dans mes soins et accompagnements de groupes, je l’ai vu et senti dans les douleurs et les silences transmis de femme en femme : dévalorisation, doutes, dépendance, soumission, culpabilité, honte… Cette « côte » nous a laissé un sacré os en travers du corps !

 

Et si le récit originel nous avait trompé(e)s ?

  

Une lecture plus fine des textes anciens révèle que le mot hébreu Tzela, traduit par « côte », signifie partout ailleurs dans la Bible « côté ». Et le mot femme, Isha, apparait étrangement dans le texte avant même qu’Ish (homme) ne soit évoqué.

Le féminin précède,
comme en embryologie.

Adam découvre son féminin à travers elle, en elle. Il la nomme alors Eve. Pas de hiérarchie, mais une altérité vivante, un être face à un autre être, côte à côte.

Si nous avions grandi avec cette image d’un féminin aux côtés du masculin, et non pas extrait de lui, qu’est-ce que cela aurait changé dans nos corps, nos cœurs, nos relations ?

Aujourd’hui, je ne cherche pas à revendiquer, mais à réconcilier.

Intégrer Ève et Lilith, honorer nos héritages sans s’y enfermer, guérir les blessures sans les renier, tisser des liens nouveaux.

Et si, après l’argile et l’os, nous inventions ensemble une matière neuve, vivante – celle d’une humanité où chaque singularité s’accomplit, côte à côte ?

Et si, enfin, nos corps pouvaient dire oui, ensemble ?”

Mélanie Patris

Auteure photographe, artiste du Vivant, elle révèle au monde l’écho sensible du féminin et du masculin, avec l’invisible et le poétique. Ses photos présentées dans cette vidéo révèlent la puissance de l’union quand elle a lieu. Ces travaux émanent de rencontres et collaborations faites au fil des années.

Sylvie Fourot

Depuis plus de 20 ans, elle accompagne les femmes et les hommes à se révéler. Aujourd’hui, elle guide celles et ceux qui, à plus de 40 ans, vivent une mue profonde vers un nouveau souffle de vie — libre, conscient, vivant. L’art et la parole y tissent un espace de liberté, de vérité et de création.

“Le fil du vivant” : peinture de Sylvie Fourot

“Le fil du vivant” : peinture réalisée par Sylvie 

« Je me suis adonnée avec délice à la danse classique pendant huit ans.
Je rêvais alors de devenir danseuse étoile…
J’ai emprunté d’autres voies.

La mémoire de ces années de danse s’est inscrite de façon indélébile dans mon corps. Lui a donné une façon de déambuler dans le monde.

A sculpté ma manière de l’habiter,
entre élan et retenue.
Entre mouvement et contemplation.

Ce souvenir corporel, sensible, vibrant, m’a appris à écouter autrement. Et aujourd’hui, je sais que chaque corps a sa propre musique. Sa propre mélodie de vie, tissée d’expériences, de blessures, de renaissances.

Et si le plus grand geste d’amour
était de l’écouter vraiment ?

Sans chercher à le dominer,
à le contraindre.

Seulement l’accorder.

Trouver la tension juste entre toutes nos contradictions, nos rêves qui, à première vue, semblent inconciliables.

Un corps accordé à sa musique intérieure
est un corps vivant.
En accord avec ses autres corps :
mental, émotionnel, spirituel.

Cela ne signifie pas que tout sera facile.

Mais quelle joyeuse aventure
que celle de les conjuguer
dans une danse voluptueuse.

Et si nos corps portaient en eux une sagesse oubliée ? Une mélodie propre, intime, que nous pouvons réaccorder à tout moment, surtout lorsque la vie nous bouleverse.

Dans les passages de vie que nous traversons,
il devient urgent de nous accorder à nous-mêmes.

Non pas en corrigeant, en lissant,
en maîtrisant, mais en laissant émerger
une nouvelle harmonie.

La nôtre. Vivante.
Imparfaite. Authentique

Une musique singulière,
à danser pleinement,
sans retenue. »

Merci d’avoir parcouru ce tissage de mots, d’images, de sons et de silences.
Ce voyage est une invitation à renouer avec la mémoire sensible du corps, à écouter ce qui vibre, se réveille ou s’ouvre en vous.

Ce que vous venez de vivre est plus qu’un contenu.
C’est un tissage vivant. Une mémoire du corps qui se réveille, un murmure qui demande à être suivi.

Je vous invite à laisser résonner ce qui a vibré…

💌 Si vous avez envie de partager ce que cela a éveillé, je serais touchée de recevoir vos mots.

Et si vous sentez l’appel d’un nouvel espace, d’un passage à franchir,
je vous ouvre les portes de mon univers — un lieu d’écoute, de création, de renaissance.

🎴 Passage & Renaissance est un espace sacré pour celles et ceux qui traversent une grande transition de vie.
Un chemin guidé, où le corps, le cœur et l’âme se répondent.

✨ Pour aller plus loin :